Foire aux questions

Obligation, prix, garanties, responsabilité, rôle du courtier : les réponses aux questions que se posent les entreprises avant d'assurer un robot. Une question manque ? Écrivez-nous.

Mis à jour le · Par AssurHumanoïde, courtier indépendant FR · BE · LU · NL

Assurer un robot : l’essentiel en clair

Le risque robotique est neuf, et le vocabulaire de l'assurance peut intimider. Les réponses ci-dessous couvrent les questions les plus fréquentes. Pour approfondir, consultez notre guide de l'assurance robot humanoïde, la page responsabilité et le glossaire.

Questions fréquentes

Faut-il obligatoirement assurer un robot humanoïde ?

Aucun texte n'impose aujourd'hui une assurance robot spécifique, mais la responsabilité sans faute des systèmes d'IA (applicable le 9 décembre 2026) rend l'entreprise beaucoup plus exposée. Dans les faits, déployer un humanoïde sans couverture adaptée revient à porter seul un risque corporel et financier lourd.

Mon contrat d'assurance actuel couvre-t-il déjà le robot ?

Presque jamais de façon adéquate. Les polices « machines » ou « bris de machine » classiques ont été écrites pour des équipements fixes ; elles n'anticipent ni la mobilité, ni l'autonomie IA, ni la co-activité avec les équipes. Un audit est nécessaire.

Combien coûte l'assurance d'un robot ?

Il n'existe pas de tarif standard : la prime est calculée au cas par cas à partir de huit paramètres — valeur du robot, usage, intensité d'utilisation, part de co-activité avec des humains, secteur, pays de déploiement, historique de sinistralité et garanties retenues. La part de co-activité est le premier déterminant du risque de dommage corporel, donc de la prime de responsabilité civile. Plutôt qu'un tarif générique, nous mettons plusieurs assureurs en concurrence pour un chiffrage calibré sur votre cas. Le détail des huit paramètres →

Qu'est-ce qui change le 9 décembre 2026 ?

La Directive (UE) 2024/2853 relative à la responsabilité du fait des produits défectueux devient applicable et étend la responsabilité sans faute aux logiciels et aux systèmes d'IA. Une victime n'a plus à prouver de faute : il lui suffit d'établir le défaut du produit, le dommage et le lien de causalité, avec en outre une charge de la preuve allégée. Deux autres échéances suivent : le Règlement Machines (UE) 2023/1230 le 20 janvier 2027, et l'AI Act (Règlement (UE) 2024/1689, annexe I) le 2 août 2028. Notre décryptage de la Directive 2024/2853 →

Quelles garanties faut-il prévoir ?

Cinq périmètres distincts, dont aucun ne se substitue à un autre. La responsabilité civile paie les dommages causés à des tiers — corporels, matériels et immatériels consécutifs : c'est le socle. La garantie dommages et bris de machine paie le robot lui-même (casse, chute, vol, incendie, défaillance interne), idéalement en valeur à neuf, et la perte d'exploitation paie la marge perdue pendant son immobilisation. Restent deux couvertures à demander explicitement : celle des marchandises manipulées par le robot (colis, bacs, palettes) et l'extension cyber, un robot connecté étant exposé à une prise de contrôle ou à une indisponibilité d'origine informatique. Le bon dosage dépend de votre environnement.

Assurez-vous les robots de tous les fabricants ?

Oui. Notre neutralité est totale : nous assurons un robot quel que soit son constructeur. Nous ne vendons aucun robot — nous plaçons votre risque auprès des assureurs.

Êtes-vous assureur ou courtier ?

Courtier. Nous représentons votre intérêt, comparons les offres du marché et plaçons votre contrat auprès de l'assureur le plus adapté. Le risque est porté par la compagnie.

Un cobot et un humanoïde s'assurent-ils pareil ?

Non. Un cobot fixe et grillagé a un périmètre de danger délimité ; un humanoïde mobile, autonome et au contact des humains a une surface de sinistre bien plus large. Un contrat pensé pour un cobot sous-estime l'humanoïde.

Qui est responsable en cas d'accident causé par le robot ?

Selon les cas, l'exploitant, le fabricant ou l'intégrateur — et souvent un partage. La réforme 2026 facilite l'indemnisation de la victime. C'est justement pourquoi une couverture claire est essentielle.

Le devis est-il payant ?

Non. L'estimation et la mise en concurrence des assureurs sont gratuites et sans engagement. Vous ne souscrivez que si une offre vous convient.

Êtes-vous immatriculés ORIAS ?

L'immatriculation du cabinet à l'ORIAS est en cours. Tant qu'elle n'est pas délivrée, nous l'indiquons clairement, sans aucune allégation d'agrément. Le numéro sera affiché dès son obtention.

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